Le début de la fin de l’ère fossile

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Avancée historique lors de la 28e conférence mondiale sur le climat Le début de la fin de l’ère fossile

Bonne nouvelle pour le climat : pour la première fois, la communauté internationale s’est mise d’accord à l’unanimité pour abandonner progressivement l’utilisation du pétrole, du charbon et du gaz. Une décision relative au développement des énergies renouvelables suscite également de l’espoir.

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COP28

Annalena Baerbock, ministre fédérale des Affaires étrangères, a salué l’accord conclu mercredi lors de la Conférence mondiale sur le climat et a mis l’accent sur la justice climatique internationale.

Photo : IMAGO/photothek/Sebastian Rau

Stopper la crise climatique : c’est ce pour quoi le gouvernement fédéral s’est fortement engagé lors de la 28e conférence mondiale sur le climat à Dubaï. Le compromis trouvé par tous les États participants montre que l’ère des énergies fossiles touche inéluctablement à sa fin. En effet, la communauté internationale s’est mise d’accord pour la première fois sur un abandon progressif de l’utilisation du pétrole, du charbon et du gaz. Cela garantit que les objectifs de l’accord de Paris sur le climat resteront accessibles – une bonne nouvelle pour la protection internationale du climat.

La ministre des Affaires étrangères Annalena Baerbock a souligné à l’issue de la conférence sur le climat que l’abandon progressif des énergies fossiles contribuait à plus de sécurité et de justice et à une économie viable. Et puis « le travail reprendra demain : nous avançons ensemble sur le chemin de la justice climatique, main dans la main avec nos partenaires dans le monde », a affirmé la ministre.

Développement des énergies renouvelables

Une autre décision importante suscite de l’espoir : les capacités mondiales d’énergies renouvelables doivent être triplées et le rythme annuel de progression de l’efficacité énergétique, doublé d’ici 2030. Le développement des énergies renouvelables devient ainsi la priorité numéro un de la politique énergétique mondiale. C’est justement dans ce sens que le chancelier Scholz s’était engagé sans relâche.

Dans son discours prononcé à l’ouverture de la conférence, le chancelier avait ainsi déclaré : « Nous avons tous les moyens nécessaires pour faire face à ces défis. Les technologies sont là : énergie éolienne et photovoltaïque, propulsion électrique, hydrogène vert. Le nombre de gigawatts d’énergies renouvelables raccordés au réseau en 2022 n’a jamais été aussi élevé. » L’Allemagne fait avancer ces développements avec force.

Le ministre fédéral de l’Économie et de la Protection du climat Robert Habeck a salué les résultats du sommet. L’engagement en faveur d’un développement massif de l’énergie éolienne et solaire, en particulier d’ici 2030, constitue « un signal clair pour les entreprises, les marchés et les investisseurs : l’énergie du futur sera renouvelable et utilisée de manière efficace », a-t-il affirmé.

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Lancement du Club climat

Un autre levier pour lutter contre le changement climatique est le Club climat. Dès son arrivée le 1er décembre, le chancelier fédéral Olaf Scholz et le ministre des Affaires étrangères du Chili, Alberto van Klaveren, qui copréside le club, ont invité les participants au lancement officiel de celui-ci. Avec ses 36 membres, le club est donc désormais pleinement opérationnel.

« En tant que membres du Club climat, nous nous engageons à développer ensemble les bonnes stratégies et normes pour une industrie sans carbone. Et nous souhaitons harmoniser nos méthodologies afin de pouvoir comparer nos efforts », a déclaré le chancelier. La particularité du club : ses membres, qui représentent toutes les régions du monde, sont unis par la conviction que le changement climatique est le plus grand défi du 21e siècle.

Le Club climat a vu le jour en 2022 lors du sommet du G7 tenu à Elmau sous présidence allemande. Son objectif est de soutenir la mise en œuvre rapide et ambitieuse de l’accord de Paris sur le climat afin de limiter le réchauffement de la planète à 1,5 degré Celsius. Son action se concentrera sur l’accélération de la décarbonation de l’industrie.

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Le Club climat compte actuellement 36 membres, soit 35 États plus la Commission européenne. Les États sont : l’Allemagne, l’Argentine, l’Australie, l’Autriche, le Canada, le Chili, la Colombie, la Corée, le Costa Rica, le Danemark, l’Espagne, les États-Unis, la Finlande, la France, l’Indonésie, l’Irlande, l’Italie, le Japon, le Kazakhstan, le Kenya, le Luxembourg, le Maroc, le Mozambique, la Norvège, les Pays-Bas, le Pérou, Singapour, la Suède, la Suisse,  la Thaïlande, l’Ukraine et le Vanuatu.

« D’ailleurs, je suis sûr que nous serons encore plus nombreux d’ici la prochaine COP », a déclaré Olaf Scholz.

Le chancelier avait déjà fait la promotion de son idée de club climat lors de la COP27. Il devait s’agir d’un forum intergouvernemental ouvert à tous les pays qui s’engagent à mettre pleinement en œuvre l’accord de Paris sur le climat et à respecter les décisions prises sur la base de cet accord. 

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L’Allemagne va de l’avant avec ambition

Afin de promouvoir le développement des énergies renouvelables en Allemagne, le gouvernement fédéral a déjà adopté un paquet législatif ambitieux : d’ici 2030, 80 % de l’électricité devra provenir de sources renouvelables, et 100 % d’ici 2035. « Dans l’Union européenne et en Allemagne, nous avons donc veillé à réduire la bureaucratie et à accélérer le développement des énergies renouvelables », a déclaré le chancelier dans son discours. « C’est ainsi que nous avons pu porter la part des énergies renouvelables dans l’approvisionnement en électricité à un niveau record : de 45 % il y a trois ans à près de 60 % aujourd’hui. »

En outre, le gouvernement fédéral soutient la croissance du marché international de l’hydrogène dans l’optique de répondre aux besoins et se mobilise dans des dossiers tels que les corridors maritimes et de pipelines ainsi que les réglementations et normes nécessaires.

Parallèlement à la COP28, le gouvernement fédéral a adopté pour la première fois une stratégie de politique étrangère en matière climatique. L’Allemagne veut montrer la voie en matière de protection du climat. En collaboration avec d’autres États et des acteurs non étatiques, elle veut maîtriser les conséquences de la crise climatique et contribuer à la transformation de l’économie – de manière socialement équitable et économiquement efficace. L’objectif de la stratégie est d’orienter les structures et les instruments du gouvernement fédéral vers la réalisation des objectifs de l’accord de Paris.

Financement international de l’action climatique

Être à l’avant-garde, cela signifie également soutenir les pays les plus pauvres et permettre à leurs populations d’accéder à l’énergie et ainsi à une nouvelle base de prospérité durable.

L’Allemagne est solidaire des pays les plus touchés. Cela inclut le respect des engagements pris en matière de financement climatique. Le gouvernement fédéral a donc dégagé l’année dernière plus de six milliards d’euros de fonds publics pour le financement international de l’action climatique, et ce trois ans avant l’année cible de 2025. En outre, le gouvernement fédéral a participé à la mise en place d’un fonds pour la gestion des pertes et des dommages.

Fonds « pertes et dommages »

La crise climatique provoque des phénomènes météorologiques extrêmes et dévastateurs. Des mesures d’adaptation appropriées doivent donc être prises pour mieux protéger les populations du monde entier contre leurs conséquences. Afin de soutenir les populations les plus vulnérables, l’Allemagne souhaite mettre en œuvre et aménager concrètement le fonds « pertes et dommages » lors de la COP28.

Ainsi, dès le début de la conférence mondiale sur le climat, l’Allemagne et les Émirats arabes unis se sont engagés à verser 200 millions de dollars américains (environ 183 millions d’euros) pour compenser les dommages climatiques subis par les États particulièrement vulnérables. « Pour nous, il est important que ce nouveau fonds bénéficie aux pays les plus vulnérables et que nous soyons le plus nombreux possible à le soutenir. Car la responsabilité revient également aux pays dont la prospérité a énormément augmenté au cours des trois dernières décennies et qui contribuent aujourd’hui largement aux émissions mondiales », a déclaré M. Scholz.

La transformation verte ouvre également d’autres opportunités de développement, de croissance et de répartition plus équitable des richesses dans le monde. L’Allemagne travaille avec ses partenaires dans le monde entier pour saisir ensemble ces opportunités.