Contre la volonté de la majorité de la population

Élections au Venezuela Contre la volonté de la majorité de la population

Le gouvernement fédéral a exigé la libération immédiate de deux opposants politiques vénézuéliens. Dans ce contexte, la porte-parole adjointe du gouvernement fédéral a critiqué le président Maduro pour l’escalade de violences qui a suivi l’élection contestée de la Constituante.

La situation au Venezuela s’est encore détériorée après les durs affrontements marqués par la mort d’au moins 15 autres personnes, de nombreux blessés et une centaine d’arrestations au cours du week-end dernier. C’est ce qu’a déclaré la porte-parole adjointe du gouvernement fédéral, Ulrike Demmer, lors de la Conférence de presse fédérale.

Contre la volonté de la majorité

« En faisant élire l’Assemblée constituante, le gouvernement vénézuélien a agi contre la volonté de la grande majorité de la population et imposé cette décision par la force. » Tels sont les termes employés par Mme Demmer. Selon elle, le gouvernement vénézuélien a par ailleurs ignoré les recommandations des Nations Unies et de nombreux représentants de la communauté internationale.

Pendant et après le scrutin, il y a eu de nombreux morts ainsi que des arrestations, des cambriolages et des menaces contre les opposants. L’Assemblée constituante a été désignée sans consensus national et par la force. Mme Demmer considère donc qu’elle ne peut « revendiquer aucune légitimité aux yeux du gouvernement fédéral ».

Liberté pour les opposants politiques

Le gouvernement fédéral estime que le président Nicolás Maduro « a une fois de plus montré que rester au pouvoir passe pour lui avant le bien-être de son propre peuple ». L’arrestation arbitraire de Leopoldo López et du maire de Caracas, Antiono Ledezma, constitue « un nouveau record noir au Venezuela », a critiqué la porte-parole, ajoutant que les deux opposants politiques avaient manifesté pacifiquement en faveur du développement démocratique de leur pays.

L’Allemagne exige leur libération immédiate, de même que la libération d’autres détenus qui n’ont fait qu’user de leurs droits démocratiques, a conclu Mme Demmer.