Angela Merkel reçoit Ursula von der Leyen

« L’Allemagne ne va bien que si l’Europe va bien »

Qu’il s’agisse de protection du climat, de transition numérique ou de compétitivité, l’agenda de la Commission européenne est chargé et le temps presse, a déclaré la chancelière fédérale Angela Merkel en recevant la présidente désignée de la Commission européenne, Ursula von der Leyen. Les deux femmes ont souligné l’importance de la coopération.

La chancelière fédérale Angela Merkel s’entretient avec Ursula von der Leyen, présidente désignée de la Commission européenne

Comme l’a souligné la chancelière lors de sa rencontre avec Ursula von der Leyen, l’Allemagne tient beaucoup à entretenir des contacts étroits avec la nouvelle Commission

Photo : Bundesregierung/Bergmann

« Nous autres Allemands savons que l’Allemagne ne va bien que si l’Europe va bien. Ayant conscience de cela, nous entendons soigner la coopération », a affirmé la chancelière fédérale Angela Merkel en recevant la présidente désignée de la Commission européenne Ursula von der Leyen.

Lors d’une conférence de presse conjointe à l’issue de leur entretien, la chancelière a souhaité à Mme von der Leyen le meilleur à son poste de future présidente de la Commission de l’Union européenne. Du fait que l’Allemagne présidera le Conseil de l’UE au deuxième semestre 2020, il importe beaucoup d’être en contact étroit avec la Commission européenne.

Le 16 juillet 2019, Ursula von der Leyen a été élue par le Parlement européen future présidente de la Commission européenne. À 61 ans, elle sera la première femme à la tête de cette institution. Son mandat, d’une durée de cinq ans, doit débuter le 1er décembre. Née en 1958 à Bruxelles, médecin de formation, elle a été de 2005 à 2019 membre du gouvernement fédéral, où son dernier poste a été celui de ministre de la Défense.

Protection du climat : l’UE peut montrer la voie

En matière de protection du climat, les « approches » respectives ont été abordées, à savoir celle de l’Allemagne et celle de la Commission européenne. La Commission vise une neutralité climatique presque totale d’ici à 2050 et entend pour cela initier de nombreuses mesures dans les 100 premiers jours. Les propositions sont attendues avec impatience et seront accompagnées de façon constructive, a déclaré la chancelière. Ursula von der Leyen a insisté sur le fait que ce domaine représentait une grande opportunité et que l’UE pouvait montrer la voie.

Nouvelle proposition pour le pacte sur les migrations

Les deux dirigeantes se sont aussi entretenues du thème des migrations. C’est là un « gros morceau » qui attend la nouvelle Commission, a constaté Angela Merkel, ajoutant penser que le gouvernement soutiendrait les nouvelles propositions de façon positive.

Mme von der Leyen a martelé que l’objectif devait consister à être un exemple pour le monde en matière de gestion durable, humaine autant qu’efficace, des migrations. « J’en suis absolument convaincue : l’UE peut y parvenir », a-t-elle affirmé. Ursula von der Leyen a par ailleurs annoncé la présentation d’une nouvelle proposition de pacte sur les migrations au premier ou deuxième trimestre de l’année prochaine.

Lier les pays des Balkans occidentaux à l’UE

La perspective d’adhésion à l’UE des pays des Balkans occidentaux a également été soulevée. Lors du sommet européen d’octobre, l’ouverture de négociations d’adhésion à l’UE avec la Macédoine du Nord et l’Albanie avait échoué.

La chancelière a en outre souligné qu’elle considérait « extrêmement important, au vu des intérêts stratégiques européens » que « ces pays ne perdent pas espoir dans la perspective de leur adhésion ». Mme von der Leyen a également admis qu’il était stratégiquement crucial pour l’Europe de « lier les pays des Balkans occidentaux aussi étroitement que possible » à l’UE. « Si nous ne le faisons pas, d’autres combleront ce vide, et nous ne le voulons pas. »

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