« Une étape de grande révolution industrielle »

L’hydrogène, source d’énergie du futur « Une étape de grande révolution industrielle »

Afin de s’informer sur différents projets concernant l’hydrogène, le chancelier fédéral Olaf Scholz a visité le parc industriel de Höchst. Le gouvernement fédéral promeut l’utilisation de l’hydrogène pour affranchir l’Allemagne de l’approvisionnement en combustibles fossiles.

Le chancelier fédéral Olaf Scholz aux côtés de Joachim Kreysing, directeur du parc industriel de Höchst

Olaf Scholz teste une station hydrogène pour trains à pile à combustible. Le directeur Joachim Kreysing lui donne des explications.

Foto: Gouvernement fédéral/Kugler

Source d’énergie facile à utiliser et à transporter, l’hydrogène est appelé à remplacer le gaz naturel, le pétrole et le charbon. Lorsqu’il est produit à partir d’énergies renouvelables, il est en outre respectueux du climat : on parle alors d’hydrogène vert, c’est-à-dire qu’il n’y a pas d’émissions de dioxyde de carbone (CO2) ni au niveau de l’utilisation ni à celui de la production.

Dans le parc industriel du groupe Höchst établi à Francfort-sur-le-Main, l’un des plus grands parcs industriels d’Allemagne, des entreprises se consacrent à la recherche et à la production en lien avec ces technologies d’avenir. La société Ineratec y travaille sur un projet d’installation « Power-to-Liquid », un procédé de conversion de l’électricité en carburant liquide.

Station à hydrogène pour les trains

Olaf Scholz a visité ce mardi, en Hesse, la première station à hydrogène pour les trains de voyageurs. D’ici la fin de l’année, elle devrait pouvoir fournir de l’hydrogène à la première flotte mondiale de trains alimentés par une pile à combustible du réseau de transport Rhein-Main-Verkehrsverbund. Il est apparu clairement que l’hydrogène joue un rôle-clé dans l’approvisionnement énergétique de demain en Allemagne.

Durant la visite, le chancelier a souligné : « Nous nous trouvons à une étape de grande révolution industrielle. L’économie allemande produira de l’énergie et l’utilisera d’une tout autre manière que par le passé. Cela signifie que nous avons besoin des énergies renouvelables pour produire beaucoup d’électricité. Mais cela signifie aussi qu’il nous faut recourir à l’hydrogène. »

Assurer l’indépendance de l’approvisionnement en énergie

Selon M. Scholz, cette source d’énergie peut être utilisée pour les formes de mobilité les plus diverses, de même que pour la production industrielle. « En même temps, nous apprenons que cela n’est pas seulement bon pour le climat, l’environnement et la prospérité de notre pays en tant que nation industrielle, mais que, par ailleurs, cela améliore notre indépendance en matière énergétique. Surtout en cette période qui nous montre à quel point nous dépendons des importations d’énergies du monde entier, et en l’occurrence tout spécialement de la Russie, il est essentiel de savoir que nous disposons en Allemagne de capacités technologiques réalistes, économiquement performantes et créatrices d’emplois et de valeur ajoutée, si nous voulons parvenir à nous libérer de cette dépendance et à défendre notre propre souveraineté », a déclaré le chancelier.

Outre les avantages qu’elles présentent pour le climat et la sécurité énergétique, les technologies de l’hydrogène ouvrent sur de nombreux emplois prometteurs et un marché mondial de plusieurs milliards.

Importation d’hydrogène vert

Actuellement tributaire des importations d’hydrogène vert, l’Allemagne est en contact avec de potentiels pays fournisseurs. Le gouvernement fédéral entretient des partenariats stratégiques notamment avec l’Afrique du Sud et l’Afrique de l’Ouest, ainsi qu’avec l’Australie. D’ici 2030, la capacité de production devrait également passer à au moins 10 gigawatts en Allemagne.

Transition énergétique : promouvoir les nouvelles technologies

La Fédération a donc adopté une stratégie nationale hydrogène pour soutenir les entreprises et les établissements de recherche qui élaborent de nouvelles technologies et solutions favorisant la transition énergétique et qui les testent dans des conditions réelles à l’échelle industrielle. Le ministère fédéral de l’Économie et de la Protection du Climat soutient à cet effet ce que l’on appelle les « laboratoires vivants ». 

Le ministère fédéral de la Recherche et le ministère fédéral du Numérique et des Transports soutiennent aussi, de leur côté, des initiatives s’intéressant aux questions fondamentales de la filière hydrogène et des projets portant sur l’utilisation de l’hydrogène comme vecteur d’énergie dans les transports.

Le gouvernement fédéral a adopté sa stratégie nationale hydrogène en juin 2020. Basée sur la technologie de l’hydrogène, cette dernière vise à réduire les émissions de dioxyde de carbone dans les secteurs de l’industrie, des transports et de l’énergie. Elle permet également de renforcer la compétitivité des entreprises allemandes et de conquérir de nouveaux marchés.