Pays des Balkans occidentaux : lancer les réformes, résoudre les conflits

Objectif : adhésion à l’UE Pays des Balkans occidentaux : lancer les réformes, résoudre les conflits

L’Allemagne continuera à l’avenir à s’engager en faveur du processus d’adhésion à l’UE des six pays des Balkans occidentaux, comme l’a déclaré jeudi le chancelier fédéral Olaf Scholz lors du sommet sur les Balkans occidentaux à Berlin. Au regard de la guerre d’agression russe contre l’Ukraine, M. Scholz estime qu’il importe d’autant plus de poursuivre l’intégration européenne de la région.

L’infographie s’intitule « Sommet sur les Balkans occidentaux à la Chancellerie fédérale » (Weitere Beschreibung unterhalb des Bildes ausklappbar als "ausführliche Beschreibung")

Le processus de Berlin vise à aménager la coopération entre les pays des Balkans occidentaux et à jeter les bases d’une confiance réciproque.

L’infographie s’intitule « Sommet sur les Balkans occidentaux à la Chancellerie fédérale ». En dessous, on peut lire : Coopération régionale et stabilité en ligne de mire. Sont ensuite listés les points suivants : Réconciliation et entente ; Création d’un espace économique commun ; Projets transfrontaliers de transports et d’infrastructures ; Échanges scolaires et de jeunes ; Coopération scientifique ; Réformes pour le rapprochement avec l’Union européenne. On voit à côté une carte de la région, qui montre les pays : Bosnie-Herzégovine, Serbie, Monténégro, Kosovo, Macédoine du Nord et Albanie.

Foto: Gouvernement fédéral

« Les six pays des Balkans occidentaux ont leur place dans l’Union européenne, » a affirmé jeudi le chancelier fédéral Olaf Scholz lors du sommet sur les Balkans occidentaux à la Chancellerie fédérale à Berlin, pour faire suite à son discours sur l’Europe prononcé à Prague fin août. Ces six pays font selon lui partie de l’Europe et de la famille européenne, ce qui explique son engagement en faveur de l’élargissement de l’Union européenne aux pays des Balkans occidentaux.

Quels sont les pays des Balkans occidentaux ?
Le terme « Balkans occidentaux » a, outre son sens géographique, également une signification politique. Il a été introduit dans l’usage linguistique de l’UE lors du sommet européen de Vienne en 1998 et désigne les pays de la péninsule balkanique qui ne sont pas encore membres de l’UE. Ainsi, outre l’Albanie, les États successeurs de la Yougoslavie - la Bosnie-Herzégovine, le Kosovo, la Macédoine du Nord, le Monténégro et la Serbie - sont actuellement considérés comme des États des Balkans occidentaux, mais pas la Slovénie ni la Croatie, qui ont rejoint l’UE respectivement en 2004 et 2013.

Photo de famille du sommet sur les Balkans occidentaux

Outre les six pays des Balkans occidentaux, la présidente de la Commission européenne et le président du Conseil européen ont pris part au sommet.

Foto: Gouvernement fédéral/Carstensen

Le processus de Berlin est un moteur

M. Scholz a fait part de sa joie de voir les chefs de gouvernement de l’ensemble des six pays des Balkans occidentaux réunis à Berlin et a réitéré l’importance du processus de Berlin pour la réussite de l’élargissement de l’Union européenne. C’est la troisième fois depuis 2014 que l’Allemagne accueille ce processus, comme l’a souligné le chancelier.

Qu’est-ce que le processus de Berlin ?
En 2014, le gouvernement fédéral a donné naissance au « processus de Berlin » pour initier les sommets sur les Balkans occidentaux. Cette série de sommets annuels a pour objectif de promouvoir la paix, la sécurité et la stabilité dans les pays des Balkans occidentaux et de soutenir le développement de la région. Le processus de Berlin contribue à améliorer les possibilités de coopération entre les pays des Balkans occidentaux.

Le chancelier fédéral a annoncé que l’Albanie allait être le prochain organisateur des sommets du processus de Berlin. C’est la raison pour laquelle il a présenté les résultats de ce sommet conjointement avec le premier ministre albanais Edi Rama et la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen.

Photo de famille du sommet sur les Balkans occidentaux

Le chancelier fédéral Olaf Scholz lors de la conférence de presse conjointe avec le premier ministre albanais Edi Rama et la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen

Foto: Gouvernement fédéral/Carstensen

L’intégration à l’Union européenne nécessite des réformes

Dans le contexte de la brutale guerre d’agression russe contre l’Ukraine, le développement et l’intégration européenne des Balkans occidentaux sont d’autant plus importants, a martelé Olaf Scholz. Celui-ci a relevé que des réformes étaient nécessaires pour cela, « dans l’Union européenne elle-même, mais avant tout dans la région, notamment en matière d’état de droit et de normes environnementales ».

Il est également indispensable de faire avancer la coopération régionale et d’éliminer les sujets de conflits latents de longue date entre les six pays : « Une meilleure coopération régionale entre les pays des Balkans occidentaux est l’une des clés de l’accélération du rapprochement avec l’UE. »

Le processus de Berlin, une réussite

Depuis 2014, le processus de Berlin a encouragé les liens dans la région sur tous les plans, avec de nouvelles routes et de nouveaux connecteurs énergétiques, mais aussi en rapprochant les personnes. « Il a ainsi renforcé l’économie et contribué très concrètement à l’amélioration des relations de bon voisinage et à la réconciliation dans la région », a résumé le chancelier.

Trois nouveaux accords sur la mobilité

Lors du sommet à la Chancellerie fédérale, il a très concrètement été question de la création d’un marché commun régional compatible avec les règles européennes et intégrant à égalité tous les pays de la région. M. Scholz a félicité les pays des Balkans occidentaux pour la signature de trois accords sur la mobilité, dont la conclusion a été encadrée par le Conseil de coopération régionale et le gouvernement fédéral.

« C’est une grande réussite pour toutes les citoyennes et les citoyens de la région ! Et cela montre que les six pays des Balkans occidentaux ont la sérieuse intention de faire un pas en direction de l’UE, y compris en matière de coopération régionale. Car le projet européen consiste et a toujours consisté à progresser ensemble », a déclaré le chancelier.

Les accords améliorent le vivre-ensemble

Avec les trois nouveaux accords désormais signés, il sera possible pour les citoyennes et les citoyens de la région de voyager avec leur carte d’identité, a expliqué M. Scholz. Par ailleurs, les pays des Balkans occidentaux reconnaissent entre eux les diplômes universitaires et professionnels. « Ce sont ces étapes très concrètes qui améliorent la vie de chacun et rapprochent la région », a insisté le chancelier fédéral Olaf Scholz.

Énergie : faire progresser la protection du climat

Les participants au sommet se sont aussi entendus sur une déclaration importante en matière de politique énergétique. Ainsi, les pays des Balkans occidentaux s’engagent à coopérer plus étroitement pour une plus grande sécurité énergétique et à s’accorder sur des mesures de protection du climat afin d’atteindre les objectifs à l’horizon 2030.

Le chancelier fédéral a assuré les pays des Balkans occidentaux du soutien des autres participants au processus de Berlin, « à court comme à long terme, afin de surmonter cette crise énergétique et de se concentrer sur les énergies renouvelables ».

L’Allemagne apporte son soutien

L’Allemagne y contribue elle aussi dans une large mesure à travers la banque de développement KfW, en garantissant à court terme, en cette période de crise énergétique aiguë, des crédits jusqu’à 500 millions d’euros. À moyen terme, l’Allemagne met à disposition jusqu’à 1 milliard d’euros de soutien à la transition énergétique des pays des Balkans occidentaux jusqu’en 2030, comme l’a souligné le chancelier fédéral.