« Déterminés à faire face à cette crise ensemble »

Consultation entre chefs d’État et de gouvernement de l’UE « Déterminés à faire face à cette crise ensemble »

Les chefs d’État et de gouvernement de l’Union européenne se sont consultés sur les mesures actuelles destinées à endiguer le coronavirus. L’interdiction d’entrée sur le territoire européen proposée par la Commission européenne doit être rapidement mise en œuvre. Les États membres ont également salué les lignes directrices relatives à la gestion des frontières au sein de l’UE. 

La chancelière fédérale lors de sa conférence de presse à l’issue de la vidéoconférence avec les autres chefs d’État et de gouvernement de l’Union européenne

La chancelière fédérale Angela Merkel a annoncé que l’Allemagne appliquerait sur-le-champ les interdictions d’entrée convenues

Foto: Bundesregierung/Bergmann

L’interdiction d’entrée proposée par la Commission européenne s’appliquera à tous les ressortissants de pays ne faisant pas partie de l’UE ou de l’AELE ni n’étant ressortissants du Royaume-Uni. Elle entre en vigueur pour une durée initiale de 30 jours. « L’Allemagne met en application cette interdiction immédiatement », a annoncé la chancelière fédérale. Tous les autres États membres ont déclaré qu’ils allaient également faire de même.

Réduire au minimum les temps d’attente aux frontières

Concernant la gestion des frontières au sein de l’UE, la chancelière fédérale a « très fortement souligné » que « la libre circulation des biens et des marchandises » devait être garantie afin que la capacité de fonctionnement du marché unique ne soit pas entravée. L’on rencontre actuellement certaines difficultés sur ce terrain. Tous les États membres ont promis de s’efforcer de réduire au minimum les délais d’attente aux frontières. La liberté de mouvement des travailleurs frontaliers doit également être garantie. Tandis que cela est bien géré aux frontières franco-allemande et germano-luxembourgeoise, cela pose plus de problèmes à d’autres endroits.

Garantir la libre circulation des marchandises

Les chefs d’État et de gouvernement ont salué les décisions prises hier par l’Eurogroupe, en particulier compte tenu du contexte dans lequel « nous devons nous attendre à de très lourdes conséquences pour notre économie », a déclaré Angela Merkel. La libre circulation des marchandises est d’autant plus importante pour l’Eurogroupe. Le marché unique est axé sur des modes de production fonctionnant selon le principe de la division du travail. « Si nous voulons envoyer un signal indiquant que nous sommes déterminés à nous dresser contre les conséquences économiques, au demeurant inexorables, la libre circulation des biens et des marchandises constitue à mes yeux un élément décisif allant dans ce sens », a affirmé la chancelière.

Des restrictions aux exportations pour les équipements médicaux

Les pays membres se sont par ailleurs engagés à procéder de manière coordonnée afin de rapatrier les ressortissants européens qui sont actuellement en dehors de l’UE. À la demande de nombreux pays membres, la Commission européenne a lancé un appel d’offres commun pour se fournir en produits et équipements médicaux. Angela Merkel a salué la proposition de la Commission de limiter les exportations de produits et d’équipements médicaux hors de l’Union européenne.

Dans les discussions, il est clairement ressorti que la protection des citoyens et la garantie de leur approvisionnement en matériel médical étaient la priorité absolue, a souligné Angela Merkel. Concernant les conséquences économiques, les États membres ont affirmé leur forte détermination à « faire tout le nécessaire ». Pour ce qui des différentes mesures nationales, les États membres sont « déterminés à faire face à cette crise ensemble ». 

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