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Politique de sécurité de l'UE

La coopération structurée permanente

L'Allemagne et 22 autres États membres de l'UE se sont engagés à renforcer leur coopération militaire. À Bruxelles, les ministres des Affaires étrangères et de la Défense de ces pays ont signé une déclaration dans laquelle ils expriment leur attachement à la coopération structurée permanente.

Le document inclut la notification conjointe sur la coopération structurée permanente (CSP), ou PESCO en anglais.
Lors du Conseil des Affaires étrangères, le ministre fédéral des Affaires étrangères Sigmar Gabriel et la ministre fédérale de la Défense Ursula von der Leyen ont signé une déclaration confirmant la participation de l'Allemagne à la CSP. Vingt-deux autres États de l'UE ont signé le document. La nouvelle coopération doit être officiellement lancée à la mi-décembre.

Qu'est ce que la CSP ?

La coopération structurée permanente (CSP) est également connue sous le nom de « Permanent Structured Cooperation », ou PESCO. Elle a pour objectif de rendre la politique de défense européenne plus contraignante. Elle ne prévoit toutefois pas la création d'une armée européenne.

Comment le gouvernement fédéral voit-il la CSP ?

Le ministre fédéral des Affaires étrangères Sigmar Gabriel a qualifié l'accord d' « avancée décisive ». « Depuis des années, nous savons que les investissements se limitant au niveau purement national ne valent plus la peine », a-t-il affirmé. « Des milliards d'euros de fonds publics sont gaspillés chaque année pour des dépenses de défense qui ne répondent plus aux exigences d'un contexte sécuritaire radicalement transformé. Désormais, les fonds destinés à la sécurité et à la défense pourront être utilisés de manière plus efficace.

La ministre fédérale de la Défense Ursula von der Leyen a également parlé d'un « grand jour » pour l'Europe. « Car nous fondons aujourd'hui une union européenne de sécurité et de défense ». Aucun pays ne résoudra pour nous les problèmes sécuritaires auxquels l'Europe fait face dans son environnement géopolitique, c'est pourquoi « nous, Européens, devons être en mesure de le faire nous-mêmes », a déclaré la ministre.

Quels sont les avantages de la CSP ?

Un exemple : jusqu'ici, les achats d'équipements militaires étaient, dans une large mesure, effectués au niveau national par les différents États membres de l'UE. Il y a cependant moyen d'organiser de manière plus efficace de nombreux domaines de coopération. Si les pays membres de l'UE pouvaient s'entendre sur des achats groupés de matériel miliaire, ils pourraient réaliser des économies considérables.

Comment l'alliance sera-t-elle mise en œuvre ?

Les États de la CSP souhaitent à l'avenir mettre en œuvre conjointement certains projets de défense. À titre d'exemple, la ministre fédérale de la Défense Ursula von der Leyen a proposé que les États participant à la coopération structurée permanente mettent sur pied un centre de coordination médical pour lequel les tâches de formation et d'approvisionnement se feraient en commun. Cela permettrait de déployer le personnel médical avec une plus grande flexibilité et d'améliorer la logistique.
Les différentes armées participant à la CSP devront également signaler leurs capacités militaires à l'Agence européenne de défense. Les forces de chaque pays pourront alors être unies afin de répondre ensemble aux menaces.

Comment se positionne la CSP vis-à-vis de l'OTAN ?

La CSP doit soutenir et compléter l'OTAN. L'Alliance atlantique profitera de la CSP, puisque de nombreux États membres de l'UE seront membres des deux alliances. Une politique européenne de défense plus efficace renforce ainsi également l'OTAN. Par le biais de la CSP, l'Europe exprime sa volonté d'assumer une responsabilité dans le monde.

Qui peut participer ?

Afin de participer à la CSP, les États doivent faire partie de l'Agence européenne de défense et des Groupements tactiques, les forces de réaction rapide de l’UE en cas de crise. L'objectif est d'intégrer, si possible, tous les États membres de l'Union européenne à la CSP. Cependant, un regroupement plus restreint est également possible.

Comment le projet se développe-t-il ?

L'Allemagne et la France, en particulier, s'engagent en faveur d'un renforcement de la coopération militaire. Au printemps a été mis sur pied un organe conjoint devant notamment coordonner des missions consultatives et de formation. Le gouvernement fédéral a également défini, en conseil des ministres, des grands axes en ce qui concerne la CSP, ce qui représente « un pas important au niveau national », selon la ministre fédérale de la Défense Ursula von der Leyen.

lundi, 13 novembre 2017