Le ministre fédéral des Affaires étrangères Guido Westerwelle représentait le gouvernement allemand à la conférence.
La formation, une priorité
Un des éléments qualitativement nouveaux consiste à renforcer nettement la qualité et l’efficacité des forces de sécurité afghanes, l’armée et la police.
Cela correspond à la contribution allemande présentée par la chancelière fédérale au Bundestag avant la conférence. L’Allemagne veut largement augmenter le nombre de formateurs pour l’armée et la police afghanes.
Faire avancer la reconstruction civile
De même, la communauté internationale va augmenter nettement ces prochaines années les fonds affectés à la reconstruction civile. L’Allemagne double sa participation qui passe à 430 millions d’euros par an.
Une conférence sera organisée à Kaboul dans quelques mois avec pour mission d’élaborer avec l’Afghanistan une stratégie nationale de développement. Une aide accrue sera apportée sur cette base à l’État afghan afin que les Afghans puissent progresser par eux-mêmes dans la reconstruction civile.
Création d’un fonds de réintégration
Les participants à la conférence de Londres ont salué explicitement les projets du gouvernement afghan de faire une place à tous au sein de la société. À une condition : que ces personnes renoncent à l’avenir à tout recours à la force, qu’elles cessent tout contact avec Al-Qaida et rejettent le terrorisme et qu’elles soient prêtes à apporter leur contribution dans une société libre et ouverte.
Il est prévu de donner corps sous peu à cette offre au sein d’une grande Jirga (assemblée) de la paix. Le soutien financier à un fonds de paix et de réintégration figure au programme. Dans sa déclaration de politique générale, la chancelière fédérale avait déjà promis que l’Allemagne consacrerait 10 millions d’euros par an à titre de soutien à un tel programme.
Les résultats de la conférence de Londres confirment aux yeux du gouvernement fédéral sa stratégie de « transfert responsable ».

