Des milliards pour la protection du climat

ven., 30.10.2009
Discussion entre Mme Merkel, M. Westerwelle et M. Sarkozy
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Source: REGIERUNGonline/Kugler
Ils tiennent à des objectifs communs.
Grâce à l'Union européenne, la conférence des Nations Unies sur le climat qui se tiendra en décembre à Copenhague a de meilleures chances de déboucher sur un succès. À Bruxelles, les chefs d'État et de gouvernement se sont entendus pour dire que tous les États allaient devoir, lors de la conférence, exprimer clairement leur attachement à l'objectif des deux degrés. Des propositions concrètes ont également été formulées en ce qui concerne le financement.
Mme Merkel et M. Westerwelle se dirigent vers la salle de réunion.Source: REGIERUNGonline/Kugler Agrandissement Sur le chemin de la salle de réunion 
Avec les États-Unis et les grands pays émergents, les Européens souhaitent apporter une contribution adéquate au financement des mesures qui s'imposent dans les pays en développement.
 
Selon l'avis d'experts, cela signifiera des fonds annuels à hauteur de 100 milliards d'euros. L'UE entend fournir environ un tiers de cette somme. 22 à 55 milliards d'euros devraient être de source publique, alors que le reste serait fourni par des entreprises, notamment grâce à l'échange de droits d'émission de CO2.
 
L'UE est prête à débloquer entre cinq et sept milliards d'euros au cours des années à venir afin que les pays en développement puissent rapidement mettre en route des mesures de protection du climat.
 
À cet égard, il faudra également s'assurer que la contribution de chaque pays soit à la mesure de sa puissance économique.
 

L'Europe adopte un rôle de pionnier en matière de protection du climat

 
« Nous souhaitons mettre en place un cadre politique reposant sur un engagement clair vis-à-vis de l'objectif des deux degrés », a affirmé la chancelière fédérale Angela Merkel. Afin d'y parvenir, un accord juridiquement contraignant sera nécessaire à partir de 2013, lorsque l'actuel accord de protection du climat (le « protocole de Kyoto ») arrivera à son terme.
 
« La décision du Conseil a clairement établi ce que l'Union européenne entend par succès », a ajouté Mme Merkel.
 
« L'Europe reste pionnière en matière de protection du climat », a affirmé pour sa part le ministre fédéral des Affaires étrangères Guido Westerwelle. Ce qui ne veut toutefois pas dire que les Européens libèrent les autres parties de la planète de leurs obligations en matière de protection du climat.
 

Les propositions doivent être mises sur la table

 
Mme Merkel a souligné que l'UE allait se montrer flexible lors des négociations, pourvu que les autres États prennent aussi des engagements fermes. « Tout dépend de ce que les autres mettront sur la table à Copenhague », selon la chancelière. Parlant au nom des Européens, elle a également assuré : « Nous ferons notre part. »
 
La chancelière s'est montrée convaincue que le fait de fixer des objectifs en matière de protection du climat et de les ancrer dans des accords contraignants spécifiant la manière dont la communauté internationale entend les atteindre était encore plus important que les questions relatives au financement : « Il nous faut un accord comportant des objectifs et des mécanismes menant à un système d'échange mondial des droits d'émission de CO2 ».
 
Maintenant que les Européens se sont mis d'accord, la voie est ouverte à des négociations au mandat clair avec les États-Unis, la Chine et l'Inde.
 

Entrée en vigueur du Traité de Lisbonne : derniers obstacles surmontés

 
« L'entrée en vigueur est à portée de main », a affirmé Mme Merkel. Les chances sont désormais bonnes de mener à bien le projet.
 
Déjà hier, les chefs d'État et de gouvernement s'étaient entendus sur une dérogation pour la République tchèque.
 

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