Navigation et services

Sommaire

11.12.2012

Europe

Un continent de paix

Le comité Nobel norvégien a remis officiellement le prix Nobel de la paix à l’Union européenne à Oslo. Il honore ainsi la contribution de l’UE à la paix et à la réconciliation en Europe depuis six décennies.

Démarrage
10.12.2012
Pays :
Norwegen
Ville :
Oslo

La chancelière Angela Merkel et le président François Hollande saluent ensemble toute la salle lorsque le président du comité Nobel, Thorbjøn Jagland, aborde plus particulièrement la réconciliation franco-allemande Un grand hommage rendu à l'amitié franco-allemande en tant que contribution à la paix en Europe Photo : Bundesregierung/Bergmann

Les présidents du Parlement européen, Martin Schulz, de la Commission européenne, José Manuel Barroso, et du Conseil européen, Herman Van Rompuy, sont venus à Oslo réceptionner le prix au nom des 500 millions de citoyens de l’Union. De nombreux chefs d’État et de gouvernement de l’UE, dont la chancelière fédérale Angela Merkel, assistaient à la cérémonie.

Angela Merkel : le prix Nobel « incroyablement encourageant »

Aux yeux de Mme Merkel, l’attribution du prix Nobel à l’Union européenne (UE) est un événement incroyablement encourageant. « C’est un moment idéal pour nous pencher sur ce que nos prédécesseurs ont accompli, de Konrad Adenauer à Helmut Kohl et de Robert Schuman à Jean Monet, et encore beaucoup, beaucoup d’autres. Mais c’est avant tout, pour ceux qui sont aujourd’hui actifs sur la scène politique, un engagement à ne pas fléchir », a-t-elle déclaré.

Le comité Nobel a adressé à l’Union européenne « une marque de confiance associée à une attente », a poursuivi la chancelière allemande. L’objectif est maintenant de conserver la solidarité des 500 millions d’Européens, d’intensifier leur coopération et surtout, de défendre leurs valeurs communes. 

Mme Merkel a également expliqué que sa vision de l’Europe n’était pas celle des États-Unis d’Europe, car tout le monde songe alors aux États-Unis d’Amérique. Pour la chef du gouvernement allemand, nous avons encore besoin de renforcer nos points communs et nous devons coopérer encore plus étroitement, notamment dans la zone euro où nous disposons d’une monnaie forte. Si nous ne sommes pas tous à peu près aussi compétitifs et aussi forts, il nous sera très difficile de nous en sortir avec une monnaie unique », a-t-elle rappelé.

La paix ne va pas de soi

Dans son discours de remise du prix, le président du comité Nobel, Thorbjøn Jagland, a souligné que l’Europe, hier encore continent de guerre, est devenue un continent de paix, ce qui n’est pas une évidence et nécessite donc que nous ne cessions de lutter. Le processus de réconciliation a débuté en Europe occidentale et s’est étendu, après la chute du Mur, à l’Europe orientale et centrale, avant d’atteindre aujourd’hui les Balkans, a-t-il constaté.

M. Jagland a également honoré l’amitié franco-allemande qu’il a dit considérer comme une contribution majeure à la paix en Europe. Sous un tonnerre d’applaudissements, le président du comité Nobel a remercié Mme Merkel et M. Hollande d’avoir assisté à la cérémonie de remise du prix.

M. Van Rompuy : « Je suis fier d’être Européen »

L’idée de la réconciliation entre les peuples européens était au cœur du discours de M. Van Rompuy. On attend néanmoins de l’Europe qu’elle maintienne la paix, également à l’avenir, a-t-il insisté. L’Union européenne a mis un terme à l’époque des guerres en Europe et établi une culture de règlement pacifique des conflits.

Compte tenu de l’urgence des problèmes actuels, la promesse de paix n’est néanmoins plus suffisante aujourd’hui à ses yeux pour susciter l’engouement des foules pour l’Union européenne. L’Europe est actuellement mise à l’épreuve.

Générer la croissance et l’emploi, tel est l’enjeu majeur. Nous devons redevenir maîtres de notre destin, estime Herman Van Rompuy, et il conclut son discours par cette phrase phare prononcée en allemand, en anglais et en français : « Je suis fier d’être Européen ».

L’euro, symbole de l’unité

Dans son discours de réception du prix, M. Barroso dit considérer l’euro comme le symbole le plus fort de l’unité de la communauté d’États. « Aujourd’hui, l’un des symboles les plus visibles de notre unité est dans les mains de tous », a-t-il affirmé. « C’est l’euro, la monnaie de notre Union européenne, et nous devons le défendre. »