Office de presse et d'information du Gouvernement fédéral
- communiqué de presse:
- 356
- année de diffusion:
- 2012
Le Mémorial aux Sinti et Roms commémore le génocide et affirme l'importance de la tolérance et des droits de l'homme
À l'occasion de l'inauguration officielle du Mémorial aux Sinti et Roms assassinés sous le national-socialisme, le délégué du gouvernement fédéral à la Culture et aux Médias Bernd Neumann a déclaré :
« Ce monument affirme sans équivoque que nous n'oublions pas les crimes commis à l'encontre des Sinti et Roms et que nous rendons hommage aux victimes. Mais il ne doit pas seulement être tourné vers le passé ; il doit avant tout être un puissant symbole, y compris pour l'avenir, et une invitation à lutter contre la discrimination à l’égard des Sinti et Roms et à défendre les droits de l'homme, la tolérance et les minorités, tant ici en Allemagne qu'au-delà de nos frontières. »
« Le mémorial est un élément constitutif de la culture du souvenir en Allemagne, grâce auquel nous attestons que le génocide à l'encontre des Sinti et Roms s'inscrit dans la mémoire historique de notre pays. Nous le dédions aux plusieurs centaines de milliers de Sinti et de Roms qui furent persécutés en tant que « Tziganes » sous le nazisme, y compris aux Yéniches et autres gens du voyage qui furent victimes des crimes nazis. Le monument de Dani Karavan est à la fois puissant et sensible ; il s'agit d'une grande œuvre de mémoire », a ajouté M. Neumann.
L'inauguration officielle du monument a eu lieu en présence du président fédéral Joachim Gauck, du président du Bundestag Norbert Lammert, de la chancelière fédérale Angela Merkel et du délégué du gouvernement fédéral à la Culture et aux Médias Bernd Neumann.
Les réflexions en vue de l'édification d'un monument national en souvenir des Sinti et Roms assassinés sous le national-socialisme ont débuté en 1992. En 1996, le Conseil central des Sinti et Roma allemands a proposé de charger l'artiste israélien de renommée internationale Dani Karavan de concevoir le monument. Le Bundestag a réaffirmé en 1999, avec sa décision relative au Mémorial aux Juifs assassinés d'Europe, que l'Allemagne avait une obligation morale de rendre hommage également aux autres groupes de victimes.
La Fédération et les Länder ont convenu en 2005 d'ériger le mémorial vis-à-vis du bâtiment du Reichstag. Par la suite, la discussion parmi les associations de victimes concernant le texte qui allait accompagner le monument a quelque peu ralenti le processus de mise en œuvre du projet. Afin de faire avancer le projet, une « Chronologie du génocide à l'encontre des Sinti et Roms », partie intégrante du monument, a été établie sous la coordination du délégué du gouvernement fédéral à la Culture et aux Médias, Bernd Neumann. Ce projet global a été approuvé par le Bundesrat et le Bundestag. La cérémonie de la pose de la première pierre a eu lieu en décembre 2008. Le monument hautement technique allait enfin pouvoir être réalisé.
La Fédération a contribué à hauteur d’environ 2,8 millions d'euros à la construction du mémorial. Le Land de Berlin a mis à disposition le terrain. Le monument est entretenu par la Fondation du Mémorial aux Juifs assassinés d'Europe.
