Objectifs et lignes directrices pour le Conseil européen
La chancelière fédérale Angela Merkel a présenté, au Bundestag, les objectifs et les lignes directrices du gouvernement fédéral pour le Conseil européen des 8 et 9 décembre.
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Regagner la confiance dans l’euro
Photo : REGIERUNGonline/Krünkelfeld
Dans sa déclaration gouvernementale, elle a dit clairement que la crise actuelle ne pouvait être résolue d’un coup de baguette magique. Surmonter la crise de la dette et la crise de confiance est un processus qui prendra des années.
Les pays de la zone euro ont déjà bien avancé dans la résolution de la crise, a déclaré la chancelière fédérale. L’UE parle d’une seule voix quant aux raisons de la crise et à la nécessité de lutter contre celle-ci. Les pays de la zone euro ont déjà franchi des étapes concrètes en direction d’une union budgétaire : « Nous commençons à créer l’union budgétaire. » La nécessité d’une telle union est largement reconnue.
Protéger la crédibilité
« Les Européens font confiance aux tribunaux, aux banques nationales d’émission et à la Banque centrale européenne (BCE). Il convient de protéger leur crédibilité », a expliqué la chancelière fédérale. Leur indépendance doit donc, selon elle, être garantie.
Regagner la confiance
« La politique est un domaine qui a malheureusement perdu presque toute crédibilité au fil des années », a ajouté Angela Merkel. Celle-ci n’a pas respecté, ou pas entièrement, le Pacte de stabilité et de croissance. Désormais, nous sommes tous d’accord pour mettre un terme à cet état de fait. Il existe encore des points de discorde sur certains détails, mais pas sur le tout. Les pays de la zone euro doivent trouver une voie pour mettre en œuvre ce qui a été décidé et créer une union budgétaire forte.
La crise, une chance
Nous avons maintenant la possibilité de remédier aux lacunes fondamentales de l’Union économique et monétaire, a souligné la chancelière fédérale. Pour ce faire, il est indispensable de respecter les règles du Pacte de stabilité et de croissance. Le non-respect des règles aura des conséquences. Les institutions communautaires devront à cet égard jouer un rôle important. « Il faut faire la différence entre les droits d’intervention crédibles et les droits budgétaires nationaux. » Aucune garantie commune ne doit exister, car les recettes et les dépenses nationales ne sont pas contrôlées par une institution communautaire.
Non aux euro-obligations
La chancelière a encore une fois refusé catégoriquement les emprunts d’État communs des pays de la zone euro. Une garantie commune des dettes contractées par les États-membres n’est pas envisageable à ses yeux.
Utiliser les instruments
« Il s’agit de renforcer l’autorité de l’Union européenne de manière à ce qu’elle puisse faire appliquer efficacement les plafonds fixés (critère de déficit et d’endettement du Pacte de stabilité). Pour cela, un droit de recours auprès de la Cour européenne de justice doit être instauré. » La chancelière réclame en outre des réformes structurelles favorisant la croissance et l’emploi, ce qui ne doit cependant pas se faire au prix de l’endettement.
Union budgétaire
Les fondements de l’Union économique et monétaire devront être renforcés durablement et les défauts de construction, réparés. Tels sont les objectifs de l’union budgétaire. Pour ce faire, il est nécessaire de modifier les traités communautaires. Cette union ne doit pas diviser l’Europe. Les pays ne faisant pas partie de la zone euro doivent pouvoir se joindre librement à cette discipline renforcée. Il est aberrant de penser que l’Allemagne veuille dominer l’Europe. « L’unification allemande et l’unification européenne sont les deux faces d’une seule et même médaille », a déclaré la chancelière.
Concernant « l’union budgétaire », il s’agit en premier lieu d’une coopération plus étroite des pays de la zone euro sur le plan financier dans le but de surmonter la crise européenne. Les modifications des traités à venir constituent un premier pas vers une union budgétaire.
L’euro a fait ses preuves
La valeur de l’euro est plus sûre que le mark allemand et plus qu’une monnaie. Elle symbolise la volonté de l’Europe de s’attaquer aux défis d’un monde globalisé. Angela Merkel : « Notre objectif est une Allemagne forte dans une Union européenne forte pour le bien-être de nos concitoyens. »
