mardi, 22. janvier 2013
Les 50 ans du traité de l’Élysée
Merkel: « Il est important de rester curieux de nos voisins »
Lors d’une séance commune du Bundestag et de l'Assemblée nationale française, le président français François Hollande et la chancelière fédérale Angela Merkel ont souligné dans leur discours l’amitié entre les deux pays.
Visite guidée du Reichstag : Angela Merkel montre à François Hollande les graffitis laissés par des soldats russes en 1945
Photo : Bergmann / Bundesregierung
Le traité de l’Élysée a jeté les bases d’une réconciliation durable, ont-ils affirmé.
M. Hollande, qui a pris la parole en premier devant l’assemblé plénière, a déclaré qu’il fallait à présent ouvrir de nouvelles perspectives qui soient à la hauteur de l’héritage reçu. À l’ouverture de son discours, Mme Merkel a retracé le chemin de Reims à Ludwigsbourg, où Charles de Gaulle avait prononcé son discours à la jeunesse allemande.
L’action du président français et du chancelier allemand Konrad Adenauer était visionnaire, a-t-elle souligné. Le traité de l’Élysée a « donné aux relations franco-allemandes un tout nouveau cadre politique ». Cela a été d’une importance capitale non seulement pour l’Allemagne et la France, mais également pour l’ensemble de l’Europe.
La crise de la dette constitue le plus grand défi de l’Union européenne
Angela Merkel a qualifié la crise de la dette de plus grand défi pour l’Union européenne à l’heure actuelle. La crise de l’euro est « la perception actuelle de l’Europe et la vie de nombreux Européens », a-t-elle indiqué. Cependant, les 50 ans d'amitié franco-allemande ont montré qu'aussi grands soient les problèmes, ils peuvent être surmontés.
Pour cela, il importe de garder à l’esprit la force qui émane de la paix et de la liberté, et la nécessité de faire preuve de courage pour opérer des changements. La chancelière a souligné l’importance d’une position franco-allemande commune pour trouver une solution à la crise.
Moteurs de la construction européenne
La curiosité à l’égard des voisins doit être conservée et transmise de génération en génération. « Celui qui n’est pas curieux ne peut pas non plus être enjoint par un traité à s'intéresser à l’autre », a souligné Mme Merkel. Ce sont précisément les contacts personnels qui ont permis à l’Allemagne et à la France de développer une coopération sur une base amicale.
Cette amitié joue un rôle important pour l’ensemble de l’Europe. Les deux pays se sont toujours considérés comme étant les moteurs de la construction européenne. La chancelière a souligné que des efforts communs seraient fournis pour que « cette Europe puisse s’affirmer d’elle-même ». L’Europe a des « valeurs issues d’un vécu commun »
Merci aux soldats français et allemands
Angela Merkel a affirmé qu’il fallait « assurer la sécurité en dehors de nos frontières également ». Elle a souligné que l'Allemagne soutenait l'action française au Mali.
« Nous remercions nos soldats, français et allemands, qui sont déployés sur place à cette heure et leur souhaitons un retour chez eux en toute sécurité », a-t-elle dit.
Angela Merkel a rappelé également que de lourdes tâches à accomplir se dessinent à l’horizon. La rencontre avec la jeunesse allemande et française l'a convaincue que « nous aurons la force de surmonter ces défis du futur ».
