Navigation et services

Sommaire

mercredi, 23. janvier 2013

Afrique de l’Ouest

Aide au Mali

Le gouvernement fédéral fournit un soutien logistique et humanitaire à l’opération au Mali, en Afrique de l’Ouest. Par ailleurs, il examine actuellement la possibilité d’octroyer des aides financières aux fournisseurs de troupes africains, a déclaré la chancelière fédérale Angela Merkel à Berlin.

Mme Merkel avait déjà souligné le 22 janvier, lors de la séance commune du Bundestag et de l’Assemblée nationale française, que « la sécurité doit être protégée également en dehors de nos frontières ».

Envoi de Transall allemands

Deux avions de transport de type Transall sont déjà opérationnels au Mali. Leur mission consiste à fournir sur place un soutien logistique aux forces africaines. Ils ne participent pas aux opérations militaires et ne volent pas dans les zones de combat.

Le premier transfert de troupes de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) vers Bamako dans des avions de l’armée de l’air allemande, la Luftwaffe, est terminé. Ces transferts de troupes représentent une nécessité urgente afin de relayer l’action menée actuellement par la France, a déclaré Mme Merkel, avant d’ajouter qu’il était très difficile de combattre les islamistes.

Lors de sa rencontre, à Berlin, avec le président de l’Union africaine, Thomas Boni Yayi, la chancelière fédérale a expliqué que l’Allemagne ne voulait pas soutenir l’opération menée contre les terroristes islamistes uniquement en envoyant des avions de transport et des aides à la formation, mais aussi en fournissant des équipements pour les forces africaines.

Mission de formation européenne

Les ministres des Affaires étrangères de l’Union européenne (UE) avaient également pris la décision d’envoyer une mission de formation au Mali. Le chef de la diplomatie allemande, Guido Westerwelle, a rappelé l’objectif de cette mission qui est d’aider les forces africaines à stabiliser la région.

Le 20 décembre 2012, le Conseil de sécurité des Nations Unies avait approuvé une résolution élaborée par la France et autorisant l’envoi de troupes africaines au Mali. Dotée d’un mandat d’une durée de 1 an dans un premier temps, la Mission internationale de soutien au Mali sous conduite africaine (MISMA) doit aider l’armée malienne à libérer le nord du pays des milices islamistes.

EUTM Mali
Dans le cadre de la mission de formation de l’Union européenne au Mali, appelée EUTM Mali, l’Union européenne prévoit d’envoyer jusqu’à 450 soldats, dont quelque 200 formateurs et personnels d’état-major et de protection. Ils seront chargés de veiller à ce que l’armée malienne puisse lutter contre les rebelles islamistes dans le nord du pays. Le général de brigade français, François Lecontre, commande cette mission dont le mandat est d’une durée de 15 mois.

Le ministre fédéral des Affaires étrangères a annoncé que l’ampleur de la participation allemande à cette mission n’était pas encore fixée. « Nous en discuterons bien entendu maintenant au sein du gouvernement », a-t-il précisé, avant d’ajouter qu’il fallait d’abord que les Européens se mettent d’accord sur qui apporte quelles contributions.

La nature et l’ampleur de la participation allemande à cette mission européenne de formation de l’armée malienne ne pourront être précisées qu’une fois les préparatifs de l’Union européenne terminés. « Il ne pourra pas y avoir de solution européenne ou militaire durable au Mali. À long terme, il faut que « les forces africaines y arrivent, que l’armée malienne y arrive ».

Soutien au Mali

Les ministres des Affaires étrangères de l’Union européenne ont déclaré être prêts à reprendre l’acheminement au Mali de l’aide au développement interrompue après le coup d’État militaire en avril dernier. Par ailleurs, ils ont exigé le retour à la démocratie.

Ils ont promis également d’apporter un soutien financier à la CEDEAO. Lors d’une conférence des donateurs qui devrait avoir lieu prochainement, les discussions porteront sur le financement de la mission de formation et sur l’intervention de la CEDEAO.

Pas de participation allemande aux opérations de combat

M. Westerwelle a exclu la possibilité d’envoyer des Allemands combattre à côté des forces françaises au Mali. Des milliers de soldats sont présents, par exemple, en Afghanistan, alors que la France s’est retirée du pays. Il est donc compréhensible que nos possibilités soient limitées, a expliqué le ministre allemand.

En crise depuis 2012
Pays d’Afrique de l’Ouest, le Mali traverse depuis début 2012 une crise profonde. En janvier 2012, des combats avaient opposé, dans le nord du pays, les forces du gouvernement à des rebelles touareg. La situation s’est aggravée en mars 2012 à la suite du coup d’État organisé par une partie de l’armée contre l’ancien président, Amadou Touman Touré. Dans le contexte de ce coup d'État et des émeutes qui l’ont accompagné, les groupes islamistes sont parvenus à prendre le contrôle d’une grande partie du nord du Mali.