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Guido Westerwelle s'exprime au sujet de la Syrie

« L’érosion du régime Assad a commencé »

Face aux violences en Syrie, le ministre fédéral des Affaires étrangères, Guido Westerwelle, a exhorté la Chine et la Russie à « renoncer enfin à couvrir le régime de Bachar Al-Assad de leur main protectrice ». Le moment est venu pour la communauté internationale de trouver une langue et une action communes, a-t-il rappelé.

Un char entre des bâtiments détruits Mettre un terme aux hostilités en Syrie Photo : picture-alliance/abaca

Il est manifeste qu’un « processus d’érosion du régime du président syrien a commencé », a déclaré le chef de la diplomatie allemande dans un entretien diffusé au cours de l’émission matinale « Morgenmagazin » de ZDF, la deuxième chaîne de télévision publique. La Russie et la Chine devraient pour cette raison cesser de faire blocage au Conseil de sécurité des Nations Unies.

« Nous sommes tous très déçus de l’attitude de la Russie et de la Chine. Nous serions plus avancés, sur le plan de la diplomatie internationale également, si ces deux pays ne freinaient pas comme ils le font le processus au sein du Conseil de sécurité », a déclaré M. Westerwelle, avant d’ajouter que l’enjeu consistait maintenant à « œuvrer ensemble pour un bon avenir, pacifique et démocratique en Syrie ».

M. Westerwelle s’est dit inquiet des informations selon lesquelles Damas aurait également recours aux armes lourdes et aux frappes aériennes contre ses adversaires. Dans le même temps, il a lancé un appel à l’opposition armée pour qu’elle respecte les différents groupes religieux et renonce aux actes de vengeance, l’objectif restant une solution politique.

Augmentation de l’aide aux réfugiés

Outre les négociations au sein du Conseil de sécurité, M. Westerwelle a annoncé vouloir soutenir une initiative de la Ligue arabe à l’Assemblée générale des Nations Unies. De plus, l’aide humanitaire apportée aux réfugiés syriens sera augmentée de trois millions d’euros. L’Allemagne contribue ainsi à hauteur de onze millions d’euros à approvisionner les réfugiés en denrées alimentaires et à leur fournir une assistance médicale.

Le chef de la diplomatie allemande a souligné combien il est important « que ces affrontements militaires ne s’étendent pas à toute la région », par exemple au Liban voisin. Et il a conclu en rappelant qu’éviter un embrasement de la région et une guerre par procuration représentait un objectif prioritaire de la communauté internationale.