Lors de sa rencontre avec le président américain, Mme Merkel s’est dite « très honorée » d’avoir la chance de tenir un discours devant le Congrès. Peu avant son apparition au Capitole, la chancelière fédérale avait été conviée à un entretien avec M. Obama à la Maison Blanche.
L’heure des remerciements
Durant son discours devant le Congrès, Mme Merkel en a profité pour rappeler le souvenir de la chute du Mur de Berlin, le 9 novembre 1989, et remercier les États-Unis au nom du peuple allemand. Les États-Unis ont joué un rôle important dans la réalisation de l'unité allemande.
Penser et agir ensemble
Tournant, par la suite, son regard vers l’avenir, Mme Merkel a qualifié la mondialisation de chance mondiale. Elle a prôné la nécessité de rechercher des solutions communes et de penser en termes d’alliances afin d’assurer un bon avenir.
Les États-Unis et l’Europe ne parlent pas toujours d’une seule voix. Une base commune de valeurs unit cependant les Européens et les Américains. Pour la chancelière allemande, "l'Europe n'a pas de meilleur partenaire que l'Amérique, et l'Amérique n'a pas de meilleur partenaire que l'Europe".
Les murs du présent
Source: REGIERUNGonline/Kugler
De possibles sanctions
Mme Merkel s’est adressée, dans ce contexte, à l’Iran, affirmant qu’il était inacceptable que l’Iran menace Israël. « À mes yeux, la sécurité d’Israël ne sera jamais négociable. D’ailleurs, ce n’est pas seulement Israël qui est menacé mais l’ensemble du monde libre », a déclaré la chancelière. C’est pourquoi ce dernier doit lutter contre cette menace, si nécessaire en imposant de lourdes sanctions économiques.
Barack Obama salue l’engagement allemand
Lors de son discours devant le Congrès, Mme Merkel a également évoqué l’engagement de l’Allemagne en Afghanistan. Auparavant, elle s’était déjà entretenue avec M. Obama sur la stratégie future à suivre.
Le président américain a salué l’engagement de l’Allemagne en faveur de la paix et de la stabilité en Afghanistan. L’Allemagne a fortement contribué à ce que l’Afghanistan parvienne à davantage assurer lui-même sa propre sécurité.
Depuis 2002, la République fédérale d’Allemagne fournit le troisième plus important contingent de troupes en Afghanistan. Le concept de sécurité en réseau devrait porter ses fruits. Il ne doit plus jamais émaner de l’Afghanistan des menaces pesant sur la sécurité des autres pays, a souligné la chancelière fédérale. « L’engagement civil et l’engagement militaire sont indissociables », a-t-elle poursuivi.
Un système de gouvernance mondial
La chancelière fédérale Angela Merkel a également abordé la crise financière mondiale. Selon elle, la politique économique doit être rendue plus durable afin de réaliser les objectifs de prospérité et de justice. L’économie mondialisée a besoin d’un cadre réglementaire global pour éviter qu’une telle crise ne se reproduise.
Stopper le changement climatique
Pour la chancelière, l’un des autres défis majeurs du XXIe siècle est la protection urgente de nos ressources naturelles et de notre climat. Elle se réjouit de ce que le président Obama accorde une grande importance à la protection climatique, a-t-elle souligné devant le Congrès. « Nous n’avons pas de temps à perdre. Il nous faut nous entendre à la conférence sur le climat qui aura lieu en décembre à Copenhague. Le réchauffement planétaire ne doit pas dépasser les deux degrés Celsius », a lancé Mme Merkel.
La chancelière fédérale sait que cela n’est pas possible sans l’engagement de la Chine et de l’Inde. Elle est cependant convaincue que, si l’Europe et les États-Unis sont prêts à s’engager par des accords contraignants, cela incitera la Chine et l’Inde à emboîter le pas.

